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La santé mentale au cœur d’un pique-nique dédié aux personnes drépanocytaires

Photo de famille
Photo de famille

« Mettre en avant la santé mentale des personnes drépanocytaires. On parle souvent de la prise en charge physique, sans pourtant mettre en avant la santé mentale, qui, aujourd’hui est le socle de tout », tel est le but du pique-nique en l’honneur des personnes vivant avec la drépanocytose organisé le 27 décembre 2025 à Brazzaville, sous le thème : « Drépanocytose et santé mentale ».


Une initiative portée par Deborah Tsoumou, la jeune et dynamique présidente de l’association Les Optimistes, une association visant à lutter contre la drépanocytose et toutes les formes de discrimination envers les personnes atteintes de cette maladie.


Une première activité en présentiel

Il s'agit de la première activité en présentiel organisée par l’association Les Optimistes. Des psychologues étaient présents, des patients ont partagé des témoignages et la journée s'est terminée par des jeux ludiques axés sur la drépanocytose, la santé mentale et la culture générale congolaise.


Lors de cette rencontre, le thème général a été développé par Joa Uriel Babatikidi, psychologue et travailleur social, et Ogge-Galvin Mibantou, psychologue clinicien. Les deux intervenants ont insisté sur le fait que la prise en compte de la santé mentale est nécessaire dans la prise en charge de la drépanocytose.


Ne pas se réduire à la maladie

Au cours de leurs échanges, les psychologues ont exhorté les personnes vivant avec la drépanocytose à cultiver des pensées positives et à se valoriser au quotidien.


Ils ont également rappelé que ces personnes ne doivent pas être identifiées uniquement par leur maladie.

Pour le psychologue Joa Uriel Babatikidi, lorsqu’une personne vit avec un handicap, il est important d’éviter de l’appeler par le nom de sa pathologie. Il a invité les participants à ne pas se poser la question « pourquoi », qui pousse à l’apitoiement, mais plutôt la question « comment », afin de se démarquer, de s’accrocher aux choses essentielles, d’atteindre ses objectifs et de surpasser la maladie.


Un témoignage porteur d’espoir

Dans une atmosphère empreinte de joie, Jessica Christy Tchissambo a partagé son témoignage. Élevée par une mère très protectrice, Jessica affirme ne pas avoir subi de discrimination durant son parcours scolaire. À 14 ans, influencée par les propos d’une infirmière, elle pensait qu’elle allait mourir à 18 ans. Une information qui a d’ailleurs créé un déséquilibre tant dans son mental que dans ses études.


Aujourd’hui, elle se dit pleine de vie, n’a plus honte de se présenter comme une personne drépanocytaire et affirme assumer pleinement sa vie.


Une mobilisation saluée par les organisateurs

Cette activité qui a réuni plus d’une trentaine de participants, a été une satisfaction pour la présidente de l’association. « Je remercie toutes les personnes qui ont répondu présentes et qui ont cru en moi. Bien que certaines ne soient pas drépanocytaires, elles sont venues écouter, non seulement pour moi, mais pour toutes les personnes vivant avec la drépanocytose », a déclaré Deborah Tsoumou.

Cette initiative s’est tenue en collaboration avec le Cercle de réflexion Agora, Health Community Association et Dre-talker.

 

Une initiative à encourager et surtout à pérenniser, car à travers ce pique-nique, l’association Les Optimistes a ouvert un espace d’échange et de sensibilisation autour d’un aspect souvent négligé de la drépanocytose : la santé mentale. En mettant l’accent sur l’estime de soi, la parole et le soutien psychologique.


Témoignage de Jessica
Témoignage de Jessica


 

 

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